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 RITZ PARTY --

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Cadence J. Butler
DADDY'S SON QUEEN
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MessageSujet: RITZ PARTY --   Dim 12 Oct - 22:50

Private : Luka & Cadence


    L’eau s’écoulait à un rythme régulier, les perles brûlantes venant s’écraser sur sa peau, purifier son visage, assombrir un peu plus encore sa chevelure venant se coller à son dos. C’était au milieu de ce bain gigantesque qu’elle prenait sa douche, laissant ce parfum de vanille enivrer ses sens, enfumer la pièce, enserrant ses membres et s’y déposant avec volupté. C’était là que la sonnerie de son téléphone s’était décidée à s’élever et que Cadence, en bonne empressée, n’avait point attendu pour stopper en un instant ce formidable moment laissant s’échapper en même temps que la fumée se déversant du pommeau de douche le stress de la journée. Ne surtout pas glisser, s’effondrer sur le carrelage parcouru des gouttelettes s’étant extirpées de leur lieu de prédilection. Sa main encore humide était venue agripper le cellulaire, déposé sur le rebord du lavabo de marbre blanc, la buée dévastait l’écran, l’empêchant d’y distinguer le nom de son correspondant.

    « Allô ?
    - Bonjour ma chérie ! »

    Le visage de Cadence, détendu, s’était brusquement décomposé, elle en voyait les changements, face à son miroir pourtant voilé. Cette voix enjouée dans laquelle elle savait lire la moindre once d’hypocrisie, géniale manipulatrice, et elle devinait que le motif devait être des plus importants, et désastreux par la même occasion, ou sa mère n’aurait pas pris la peine de lui annoncer cela de vive voix. Elle ne pouvait que craindre la rébellion pour être poussée à faire cela.

    « Bonjour, mère. Comment allez-vous ?
    - Bien, très bien, et toi ? J’ai une heureuse nouvelle à t’annoncer. De quoi finir de te rendre fière d’avoir une mère pareille. »

    Un tremblement. Quelle était encore cette délicate attention dont elle serait l’objet ? Qu’est-ce qui avait encore à être subit, à des milliers de kilomètres de son visage marqué par le maquillage, autour duquel s’empressaient les plus grands, avides de quelques pages.

    « Tu dois bien te douter que je n’ai pas choisi de te mener à Londres pour rien, n’est-ce pas ? Tu y as bien pris tes marques ? »

    Un froncement de sourcils, tandis que la demoiselle se mettait à craindre le pire. A vrai dire, non. Elle avait pensé que sa mère souhaitait l’éloigner le plus possible, tout simplement, pour que jamais elle ne soit rejointe par Andreas. Y avait-il là une seconde raison ?

    « Oui, très bien.
    - Tant mieux ! Je vais pouvoir tout t’expliquer, à présent. Je tiens à ce que tu rencontres un jeune homme, le gendre parfait. Je t’assure, tu ne pourras que l’aimer, et face à lui, tu comprendras que ton passé n’est formé que d’erreurs de jeunesse. »

    Un coup, deux coups, elle l’achevait, prenant à l’appui les fautes qu’elle avait pu faire. C’était donc cela. Avoir coupé les ponts avec sa vie d’antan, chacun de ses amis ou amants, ne suffisait pas, elle devait se réguler pour sa vie entière. Sa lèvre inférieure avait tremblé à son tour, et elle sentait d’avance qu’en reprenant la parole, sa voix serait chevrotante.

    « Mais…
    - Cadence. C’est ta dernière chance. Prouve-moi que tu es encore ma fille, qu’il te reste des bribes de l’éducation que je me suis tuée à te fournir. Si tu me désobéis, c’est notre famille que tu déshonoreras. Il faut que tu sois au Ritz à dix neuf heures trente précises. On viendra te chercher. »

    La buée avait eu le temps de s’évaporer, délaissant la glace lui renvoyant son image, et elle pouvait y voir ses yeux déjà rougis. Ne surtout pas laisser tomber une larme, elle réfléchirait à tout cela plus tard. Ce ne pouvait point être la fin de sa vie, son retranchement dans une petite vie parfaite comme elle les avait toujours haï. Enfin, qu’elle avait fini par apprendre à haïr. Où était passée la petite fille d’antan, celle que l’on surprenait à rêver du prince charmant, pleine de naïveté et de candeur, se réfugiant dans les jupons des grands ? La douce rêveuse ue tout le monde câlinait, berçait, l’enfant reine dans un monde sans pareil.

    ***


    Le chauffeur était venu lui-même ouvrir la portière, laissant la jeune fille s’élever devant les marches du si célèbre hôtel-club. Élégante, toute trace de son état effacée au profit d’une mine hautaine, comme l’occasion devait la lui fournir, elle s’était avancée sur ses talons, moulée dans cette légère robe blanche qui la saillait à merveille, resplendissante.

    « Cadence Jane Butler. »

    Le réceptionniste n’avait pas hésité. D’un pas sûr, il l’avait mené jusqu’au restaurant, où il l’avait délivrée à une autre personne qui s’était alors occupé de la placer. Une table de deux. Ben voyons.
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Luka A. Adelson

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MessageSujet: Re: RITZ PARTY --   Dim 12 Oct - 23:44

    Je peux même pas venir ce soir, je dois annuler, vraiment désolé. Attends que je te raconte un peu la dernière trouvaille de mes parents. J’étais à l’appart, jusqu’à là rien de plus normal, je reçois la visite de ma mère. Je sentais qu’elle allait m’annoncer une nouvelle. Elle vient jamais pour rien et généralement, c’est toujours pour l’une de ses soirées qu’elle organise où ses enfants doivent faire acte de présence. Elle arrive avec un grand sourire, elle me fait asseoir sur le canapé, je te passe les détails mais je pressentais que j’allais pas aimer. Je me suis pas trompé, elle me dit « Luka, je compte sur toi ce soir pour accueillir la fille d’une de mes amies qui vient d’arriver en ville. Elle a tenu à que ce soit spécialement toi qui veille sur sa fille. T’as rendez-vous ce soir au Ritz avec elle pour faire sa connaissance. » Tu vois un peu le piège ? Ma mère sait que je peux rien lui refuser, elle en joue. Tu comprends pourquoi je suis pas libre ce soir. J’espère que ça va pas être la fille prise de tête qui décroche pas un mot et attend que ça se passe. Je vais tenter d’écourter la soirée pour venir te voir, je sais que c’est une date importante pour toi. Attends, attends, attends, j’ai oublié de te dire la meilleure : ma mère m’a donné un bijou de famille très précieux que je dois remettre à l’inconnue. Ce soir, ça va être acteur studio, je te dis. A ce soir.

    Luka venait de raconter à Dylan en quelques mots le piège que lui avait tendu sa chère mère en fin de matinée lorsqu’elle lui avait rendu visite. Elle était parvenue à trouver les bons mots de manière à ce que son fils ne puisse refuser sa requête. Pendant qu’il était au téléphone, un tailleur ajustait le costume qu’il allait porter le soir même pour le dîner arrangé par ses parents. Il regarda un instant l’homme s’efforcer à ce que tout soit sur mesure. Ce n’était pas la première fois qu’il avait à faire à ce genre d’employés qui soignaient totalement son apparence comme si c’était un vulgaire pantin entre leurs mains. Pourtant, le jeune homme ne s’y était jamais habitué et ne le faisait que pour faire plaisir à ses parents. Il n’appréciait pas le fait qu’une personne puisse s’occuper de lui de la sorte. Luka s’était toujours senti mal à l’aise.

    Je vais finir tout seul. Merci, vous pouvez disposer.

    Un signe de tête par pure politesse et le tailleur quitta les lieux laissant Luka seul face à son reflet dans le miroir. A cet instant bien précis, toutes sortes de questions lui passaient en tête. Il desserra la cravate précédemment mise par l’employé. Il finit par la retirer, la dépassant d’un geste las sur le dos d’une chaise. Totalement démotivé, Luka n’avait qu’une seule envie, celle de prendre son téléphone pour annuler son rendez-vous : ce qu’il fit. En entendant la voix de sa mère, il n’eut pas le courage de la décevoir.

    19 h 30 ? Je voulais juste m’assurer de l’heure, rien de plus. Moi aussi. Je sais, je sors tout de suite.

    Il se maudissait. Face à sa mère, il redevenait un petit garçon obéissant. Après s’être regardé une dernière fois, il prit son portable et son portefeuille qu’il mit dans ses poches intérieures de sa veste. Avant de sortir, il se remémora le bijou que sa mère avait déposé sur la table basse de son salon. Il le récupéra d’un geste vif n’y prêtant aucune attention. Ses clefs de voiture en main, il sortit finalement de son appartement pour rejoindre le Ritz.

    Avant d’arriver, il s’arrêta chez un fleuriste en parfait gentleman qu’il était. Ne connaissant nullement la signification des roses, une jeune femme lui conseilla de prendre des roses blanches, signe de profond respect entre autre. La fleuriste ajouta que le nombre de roses était spécialement important également. 24 roses signifiaient une certaine galanterie. Sans plus réfléchir, il prit 24 roses blanches en ne connaissant même pas l’identité de la jeune femme avec laquelle il allait passer la soirée.

    Arrivée au Ritz, il remit ses clefs à l’un des voituriers pour qu’il s’occupe de sa petite femme à lui. Pour Luka, la femme de sa vie désignait tout simplement sa voiture à laquelle il est spécialement fidèle. Quand il entra dans le restaurant de l’hôtel, le réceptionniste l’invita à porter une cravate. Ne se souciant pas des règles, il déclina l’invitation en lui faisant remarquer que ça ne s’appliquait pas à tout le monde. Un serveur se chargea de le conduire jusqu’à sa table où il vit une jeune femme de dos.


    Excusez-moi de vous avoir fait attendre. J’espère que le service a été à votre guise. Permettez-moi de vous offrir ces quelques roses pour vous souhaiter la bienvenue à Londres.
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Cadence J. Butler
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MessageSujet: Re: RITZ PARTY --   Lun 13 Oct - 0:53

    LUKA – Excusez-moi de vous avoir fait attendre. J’espère que le service a été à votre guise. Permettez-moi de vous offrir ces quelques roses pour vous souhaiter la bienvenue à Londres.

    Une voix familière, peut-être bien trop, qui s’était élevée à ses oreilles. Et soudainement, elle avait à nouveau ces images de soirée en tête, ce goût d’alcool entre ses lèvres, son rire qui retentissait en écho dans sa tête. Elle avait tourné la tête assez brusquement, tandis que ses mains s’étaient saisies des roses blanches. Ses yeux avaient passé plus de temps à parcourir les traits de son visage, le sien lui-même demeurant impassible, qu’à admirer la beauté des fleurs ayant atterri entre ses doigts.

    Les souvenirs étaient venus se bousculer, les uns cherchant à doubler les autres, à en prendre la place, démontrant tous leur grande vivacité qu’elle aurait préféré ne jamais remarquer. Il y avait sa main dans la sienne, sa place toujours à ses côtés lors des soirées mondaines. Il était ce petit ami qu’elle exposait, ce britannique classe à l’accent si craquant, elle se remémorait son sourire, et les nuits qu’ils avaient passé à discuter de tout et de rien, sur le lit de leur suite, et les fois où elle s’était mise à chantonner quand le silence venait à s’installer et que Luka se mettait à sombrer entre les bras de Morphée qui elle, l’abandonnait. Elle se rappelait avoir diminué sa conso alors qu’il était là, se rattachant à ses attentions pour ne pas taper, préférant l’embrasser, évitant Andreas qui cherchait à la rattraper, sachant pourtant qu’elle lui reviendrait, évitant de s’en inquiéter. Passades habituelles, la demoiselle était des plus volages. Et il était parti du jour au lendemain, sans rien lui dire, c’était peut-être bien là le pire. Sa fierté, son orgueil surdimensionnés ne l’avaient pas supporté, et la vague s’était étendue, véritable carnage sur ses sentiments.

    Mais si son expression s’était figée l’espace d’un instant, son passé ressurgissant, naissant dans son regard pour se flétrir en son âme, Cadence s’était bien vite ressaisie, se rappelant des mots de sa mère. Elle avait conscience qu’elle n’était pas libre, qu’on l’observait sans doute, et que cette réaction ne serait pas des meilleures venues. Un sourire s’étalait bientôt sur ses lèvres, son regard triste s’animait, pétillant de malice, retrouvant cet éclat ayant piégé le garçon autrefois.

    « Merci beaucoup. Elles sont superbes. »

    Son regard était alors venu traîner sur les fleurs avant de remonter vers ceux de son interlocuteur.

    « Je ne doute pas que mon séjour ici sera des meilleurs… J’espère ne pas avoir à abuser de votre gentillesse trop longtemps durant celui-ci, par ailleurs, je m’en voudrais d’empiéter sur vos… Occupations certainement très prenantes. »


    Reproches qu’elle entamait, cœur blessé qu’elle étalait tout en le camouflant, et du sang en dégoulinant, référence à son départ ayant bien dû être amené par quelque chose, mais dont elle ne connaissait absolument pas les causes.

    « Oh, excusez-moi, j’en perds les bonnes manières. Cadence Jane Butler. »

    Un sourire satisfait venait à présent trouver sa place aux commissures de ses lèvres, alors qu’elle retrouvait les sanglots de tantôt bloqués au creux de sa gorge. Elle avait supposé que ses parents ne lui avaient pas donné son nom. Et si comme elle le supposait, on les observait, mieux valait-il tout feindre.
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Luka A. Adelson

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MessageSujet: Re: RITZ PARTY --   Mar 28 Oct - 16:11

    Lors de sa conversation avec sa chère mère, Luka n’avait guère trouvé bon de lui demander le nom de la jeune femme qui allait passer la soirée en sa compagnie. Persuadé que celle-ci lui était totalement étrangère, l’héritier s’était contenté d’une description plus qu’approximative de la personne concernée. Sa mère lui avait juste indiqué qu’elle était américaine, que sa génitrice préférait l’éloigner de son milieu pour des raisons personnelles en comptant sur Luka pour que sa fille soit parfaitement accoutumée à sa nouvelle vie londonienne. Pour inciter son fils à accepter, elle avait même ajouté que la mystérieuse américaine était particulièrement charmante et à son goût.
    Luka savait qu’en lui faisant cette faveur il s’engageait sur une piste inconnue où il ne pourrait pas totalement mener le jeu. Etant un grand joueur, il prit le pari en ne percevant pas clairement son enjeu. Avec son ami d’enfance, Ethan, ils avaient l’habitude d’avoir ce raisonnement. Leur vie était telle une partie de poker où ils s’amusaient à prendre des risques par simple plaisir et goût du danger.

    Lorsque Luka prononça ses quelques mots comme une amorce à la future conversation, il analysait le comportement de la jeune femme. De dos, se tenant parfaitement droite, la mystérieuse américaine dégageait déjà une telle classe qu’il lui était impossible de rester de marbre. Dans un premier temps, il était satisfait de sa rencontre en pensant que sa mère lui avait peint un portrait qui était en parfait accord avec la jeune femme. A hauteur de ses espérances, il n’attendait qu’une seule chose, l’admirer de face. Son souhait fut réalisé lorsqu’elle se retourna d’un geste vif pour poser son regard sur Luka et non sur les roses remises précédemment. Luka resta impassible face au choc éprouvé. Il regardait chaque infime trait de son visage en se remémorant les instants passés auprès d’elle. Cadence était toujours aussi sublime, il avait conservé à l’esprit tous les moindres détails qui caractérisaient la new yorkaise.

    C. finit par rompre le silence pesant qui s’était installé face à cette surprise de taille en le remerciant de son attention. Luka lui répondit en acquiesçant d’un simple mouvement de tête avant de prendre place face à elle. Cadence continua sur sa lancée en lui contant ses espérances au sujet de son présent séjour. Mal à l’aise, le jeune Adelson prêtait néanmoins une oreille attentive tout en jetant un coup d’œil aux tables qui se tenaient à leurs côtés. Il remarqua la présence du gratin londonien et accessoirement proche de ses parents. En ayant la sensation d’être épié, il reporta son attention sur Cadence au premier reproche énoncé.

    Détrompez-vous. C’est un véritable honneur de vous servir de guide lors de votre séjour en espérant vous offrir une vie plus… Saine et plus équilibrée. Nulle n’est mon attention de douter de vos habitudes passées ou actuelles.

    Une joute verbale se mettait en place. Luka n’avait jamais accepté le comportement de Cadence au moment de leur relation. Même si elle avait fait un effort sur ses doses, le jeune homme n’était pas satisfait. Lui-même comme un bon nombre de jeunes de son milieu se plaisait à passer des soirées sous le signe de la débouche. Pour autant, il savait que Cadence avait dépassé ce stade là à cause de ses fréquentations. Lorsqu’elle se présenta, Luka s’avança légèrement avant de chuchoter en étant le plus discret possible.

    Je peux comprendre là, Cadence ? C’est un jeu pour toi ? Ta fierté a prit un sacré coup et tu veux te venger ?

    Un serveur vint l’interrompre en leur portant les menus, Luka se redressa en saluant le jeune homme.

    - Dsl pour le retard, manque de temps ces derniers jours.
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